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L'ARTP À LA CONFERENCE MONDIALE DES RADIOCOMMUNICATIONS 2019 (CMR-19) EN ÉGYPTE

 
La Conférence Mondiale des Radiocommunications 2019 (CMR-19) organisée par l’UIT se tiendra à Sharm El-Sheikh, en Egypte, du 28 octobre au 22 novembre 2019.
 
En prélude à la CMR-19, l'Assemblée des Radiocommunications 2019 (AR-19) se tiendra du 21 au 25 octobre 2019.
 
Les Conférences Mondiales des Radiocommunications (CMR) ont lieu tous les trois ou quatre ans. Elles ont pour tâche d'examiner et, s'il y a lieu, de réviser le Règlement des Radiocommunications, qui est un traité international régissant l'utilisation du spectre des fréquences radioélectriques et des orbites des satellites géostationnaires et non géostationnaires.
 
Les modifications du Règlement sont apportées en fonction de l'ordre du jour adopté par le Conseil de l'UIT, compte tenu des recommandations formulées par les Conférences Mondiales des Radiocommunications précédentes et des besoins en fréquences des administrations membres.
 
Par ailleurs, les principales fonctions d'une Assemblée des Radiocommunications, qui sont énoncées dans la Constitution et la Convention de l'UIT, peuvent se résumer comme suit:
 
  • établir les bases techniques nécessaires aux travaux des Conférences Mondiales des Radiocommunications;
  • examiner et améliorer les méthodes de travail et les procédures applicables au Secteur des radiocommunications de l’UIT, en particulier celles applicables aux commissions d'études ;
  • établir les programmes de travail futurs pour les Commissions d'Etudes ;
  • examiner les Recommandations qui sont des normes techniques  en vue de leur approbation.
 
La CMR-19 se concentrera sur des mesures qui faciliteront la gestion des ressources orbite / spectre dans l'intérêt des utilisateurs finaux, ce qui aura des conséquences globales pour les décideurs et le secteur des télécommunications.
 
Les principales questions qui seront discutées pendant trente jours lors de la Conférence concernent : 
 
  • les technologies IMT-2020 de cinquième génération (5G) arrivant  à grands pas, et qui  devraient  révolutionner les services mobiles dans les dix prochaines années avec de très hauts débits;
 
  • l’examen et la révision du cadre réglementaire international fixé par le Règlement des Radiocommunications afin tenir compte de la convergence croissante des services de radiocommunication résultant de l'évolution rapide des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) ;
 
  • les besoins en fréquences radioélectriques pour certains services de radiocommunication, exploités par le transport maritime, l’aéronautique, la recherche  scientifique, l'environnement, la météorologie, la climatologie, la prévision des catastrophes, le secours en cas de catastrophes naturelles ;
 
  • la gestion des positions orbitales des satellites et des ressources du spectre associées, pour la réglementation des  stations terriennes en mouvement (ESIM), de certains systèmes du service fixe par satellite non géostationnaire (SFS) et de petits satellites.
 
De façon plus générale, ces questions inscrites à l’ordre du jour de la CMR adresseront les aspects techniques et réglementaires des principaux sujets suivants :
  • bandes de fréquences candidates pour les ressources spectrales nécessaires au développement des réseaux très large bande 5G ;
 
  •  systèmes de radiocommunication ferroviaires train/voie (cas d’application : TER Dakar – AIBD) ;
 
  • stations placées sur des plates-formes à haute altitude (HAPS) :  Aéronef plus léger (ballon) ou plus lourd que l’air (drone), qui reste plusieurs jours, semaines ou mois en altitude (20 km) pour assurer une fonction de relais de télécommunications ;
 
  • systèmes de transport intelligents (ITS) (cas d’application : radar de détection d’excès de vitesse, plaques d’immatriculation des véhicules recherchés,  Diamniadio Smart City, etc.) ;
 
  • spectre de fréquences à dédier à l’Internet des Objets (IoT) ainsi que le cadre normatif technique associé ;
 
  • mise en place d’un Système mondial de détresse et de sécurité aéronautique (GADSS) / (Cas d’application : sécurisation des avions et des vols à l’échelle mondiale) ;
 
  • système mondial de détresse et de sécurité en Mer (GMDSS) : Introduction d’un réseau satellite additionnel dans le SMDSM (Concurrence et ouverture du marché jusqu’ici géré par INMARSAT).
 
Une délégation du Sénégal composée de l’ARTP et du Ministère de l’Economie Numérique et des Télécommunications participera à cette Conférence.